L’outil

Explorateur de conduite des voix

La conduite des voix est plus facile à voir qu’à décrire. Choisis une progression, une tonalité et quatre cordes pour la jouer : ceci trace chaque voix comme une ligne, boucle le résultat et compte les demi-tons — face aux mêmes accords en état fondamental, ce que le manche te donne quand rien ne choisit.

Progression
Tonalité
Groupe de cordes
Voicings
Do♭7Fa♭31La5Si3Fa♭75Sol1Si7Mi3Do1Sol5Dm7G7Cmaj7
les quatre voix de Dm7 · G7 · Cmaj7 · cuivre : une septième qui descend vers la tierce de l’accord suivant

6 demi-tons de mouvement — avec tous les accords en état fondamental, il en faut 42.

Dm7 · G7 · Cmaj7 120 BPM · en boucle — seules, ou sur la fondamentale de chaque accord
Dm7 note à l’aigu Do · 2e renversement
1234Do♭7Fa♭31La55678
G7 note à l’aigu Si · état fondamental
1234Si3Fa♭75Sol15678
Cmaj7 note à l’aigu Si · 2e renversement
1234Si7Mi3Do1Sol55678

Comment le lire

Chaque colonne est un accord et chaque point est une voix, colorée selon le rôle qu’elle joue dans cet accord — fondamentale, tierce, quinte, septième. L’axe vertical est la hauteur, dix pixels par demi-ton, si bien que la pente d’une ligne est exactement la distance que parcourt cette voix. Une ligne plate est une note que les deux accords contiennent, tenue plutôt que remplacée. Le cuivre marque le mouvement qui appelle : une septième qui descend d’un demi-ton sur la tierce de l’accord suivant.

Sous le diagramme, les mêmes voicings apparaissent en cartes de manche, dans l’ordre où la progression les joue. Les deux boutons de chaque carte jouent la forme seule ou sur sa fondamentale, et les deux boutons ronds bouclent toute la progression des deux mêmes façons. Il n’y a délibérément ni walking bass ni batterie — une ligne de basse à elle seule couvrirait précisément les mouvements que le diagramme dessine — de sorte que le second bouton n’ajoute rien d’autre que la fondamentale de chaque accord, tenue dessous pendant que les voix bougent au-dessus. Quand une boucle tourne, une bande cuivre suit l’accord que tu entends.

Sers-toi de ce second bouton chaque fois qu’un accord a l’air d’être un autre accord. La plupart de ces voicings sont des renversements, ce qui veut dire que la note la plus grave que tu entends n’est pas la fondamentale, et un accord dans cette position est réellement ambigu tout seul — c’est une note de basse qui règle laquelle des lectures possibles s’impose. C’est aussi ce qui rend la comparaison ci-dessous équitable.

Le compte, et ce à quoi il est comparé

Le nombre sous le diagramme additionne chaque demi-ton parcouru par chaque voix. Bascule les voicings en état fondamental et il se multiplie : mêmes accords, mêmes quatre cordes, mais pris comme la forme dont la fondamentale est la plus grave à chaque fois — la première forme que la plupart des joueurs apprennent, et celle sur laquelle on tombe par défaut quand rien ne choisit entre les renversements.

Cette comparaison est l’argument en faveur de la conduite des voix, et ici les deux côtés sont calculés plutôt qu’affirmés. Sur toutes les combinaisons qu’offre cette page — quatre progressions, douze tonalités, trois groupes de cordes — le compte en conduite des voix est plus bas, jamais simplement égal, et l’état fondamental coûte au moins quatre fois plus de mouvement. Aucune voix d’une chaîne conduite ne parcourt jamais plus de trois demi-tons.

Une mise en garde sur l’écoute plutôt que sur le comptage. L’état fondamental met la fondamentale au bas de chaque accord, et les renversements conduits non ; entendue sans basse, la version en état fondamental a donc un avantage qui n’a rien à voir avec la conduite des voix : elle est plus facile à suivre parce que chaque accord annonce son propre nom. Le second bouton de boucle lui retire cet avantage.

Sur les groupes de cordes graves, cela met à la place un autre problème, et ce problème vaut d’être entendu. Un accord voicé là-bas peut poser sa note la plus grave exactement là où joue la basse, et les deux cessent de sonner comme deux choses — ils s’épaississent en une seule. Sur les quatre cordes graves, cela arrive à deux accords en état fondamental sur trois, et à bien moins de ceux qui sont conduits, qui se tiennent plus haut par choix. Sur les quatre aiguës, cela n’arrive jamais, dans aucune tonalité, dans aucun des deux jeux de voicings — c’est l’une des raisons les plus simples pour lesquelles les guitaristes accompagnent là-haut quand quelqu’un d’autre tient le bas.

Une dernière chose vaut d’être observée quand tu changes de tonalité. Pour trois des quatre progressions, le compte en conduite des voix est le même nombre dans les douze tonalités et sur les trois groupes de cordes : la conduite des voix est une propriété de la façon dont les accords se relient, pas de l’endroit où ils se posent sur le manche. La cadence mineure est la seule exception, et elle bouge de deux demi-tons au maximum. Le compte en état fondamental, lui, varie d’une tonalité à l’autre, parce que les formes en état fondamental tombent différemment sur les cordes et que les sauts entre elles sont un accident d’accordage plutôt qu’une décision musicale.

Ce que la règle ne peut pas décider

La chaîne est choisie par une règle : le plus petit mouvement total, les égalités départagées par la voix supérieure puis par la position. Une règle n’est pas du goût. Une note de mélodie que tu veux à l’aigu, un saut délibéré pour l’effet, un registre que tu gardes libre pour un chanteur — n’importe laquelle de ces raisons l’emporte sur le plus petit mouvement, et l’article dont ceci est né défend cette thèse avec les oreilles plutôt qu’avec l’arithmétique. Ce à quoi la règle est bonne, c’est à montrer le plancher : le minimum que la musique doit bouger, pour que tu entendes ce que tu échanges quand tu t’en éloignes.

Les quatre progressions ici sont courtes exprès. La conduite des voix est une image qui se lit d’un coup d’œil ou pas du tout, et une grille de douze mesures dessinée ainsi est un mur de points. Les grilles plus longues sont sur les pages de progressions, où les mêmes chaînes sont déployées en grille avec un groupe qui joue dessous.

Où aller ensuite

Si le diagramme a soulevé une question à laquelle l’outil ne peut pas répondre, le raisonnement est dans l’article sur la conduite des voix : pourquoi les septièmes descendent, ce que les deux voix mobiles ont à voir avec les notes guides, et comment tout cela sonne quand c’est joué mal exprès. Les formes elles-mêmes viennent de la famille drop-2, et l’explorateur de voicings les tient toutes — toutes les fondamentales, tous les types, tous les renversements et tous les groupes de cordes — si tu veux parcourir plutôt que comparer.

Là où Drop2 entre en jeu

Choisir entre les renversements est ce que fait cette page ; l’app est là où les formes entrent dans tes mains. Les écrans Apprendre et Travailler de Drop2 font travailler les mêmes doigtés drop-2 dont ces chaînes sont faites, et son évaluation au micro entend si l’accord que tu as joué est l’accord que tu visais. Play-Along (avec Premium) les met dans une grille avec un groupe, ce qui est la chose à faire ensuite quand une progression cesse d’avoir besoin du diagramme.

Ce que l’app ne fait pas, c’est choisir la conduite des voix à ta place — cette décision reste la tienne, sur cette page ou sur le manche.

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Gratuit pour commencer, sans limite de temps · Fonctionne avec les guitares acoustiques et électriques

Suite : Le ii–V–I, dans toutes les tonalités